Petit tabac, Takanori Oguiss.

Petit tabac, Takanori Oguiss

 

 

Ah oui, alors je disais : qu’est ce que j’ai été heureuse.

Au tout début : qu’est ce qu’on était bien. Qu’est ce que c’était cotonneux, c’était doux, c’était amoureux, agréable, élégant, chatouilleur, émerveillé, adorable, amusant…
Quand j’y repense, c’est évidemment une scène tout à fait anodine qui remonte à ma mémoire : nous sommes tous les deux allongés dans son lit, on se regarde, je lui dis un compliment et il me dit que je lui dit des choses sur lui qu’il n’a encore jamais entendu.
La nouveauté.
La tendre boule au ventre de la nouveauté.
C’est sûrement ça qui est cotonneux, doux, amoureux, agréable, élégant, chatouilleur, émerveillé, adorable, amusant : la sensation nouvelle d’une odeur inconnue le matin au réveil.

C’est agréable et ça fait comme une boule toute chaude, là, au creux du ventre : ça calme. C’est doux, cette tendresse, cette douceur, ces regards chauds et vibrants, ces sourires voilés et rieurs, ces étreintes et ce bonheur à en avoir le coeur qui explose.

Je ne pouvais pas me lasser de le regarder. Je le buvais du regard, j’apprenais ses cheveux, ses yeux, son nez, ses pommettes, ses lèvres et ses cils par coeur. Je caressais du bout des doigts son cou, suivait la ligne de ses épaules et n’en pouvant plus, le serrait contre moi.
Je le trouvais – et le trouve – tellement beau. Tellement beau.
Beau à en pleurer.

Pleurer…

Je vous embrasse.

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A propos takeaprettywalk

"Observer la rue, de temps en temps, peut être avec un souci un peu systématique. S'appliquer. Prendre son temps... Noter ce que l'on voit. Ce qui se passe de notable. Sait on voir ce qui est notable ? Y a-t-il quelque chose qui nous frappe ? Rien ne nous frappe. Nous ne savons pas voir. Il faut y aller plus doucement, presque bêtement. Se forcer à écrire ce qui n'a pas d'intérêt, ce qui est le plus évident, le plus commun, le plus terne...[...] Continuer jusqu'à ce que le lieu devienne improbable, jusqu'à ressentir, pendant un très bref instant, l'impression d'être dans une ville étrangère, ou mieux encore, jusqu'à ne plus comprendre ce qui se passe ou ce qui ne se passe pas, que le lieu tout entier devienne étranger, que l'on ne sache même plus que ça s'appelle une ville, une rue, des immeubles, des trottoirs."
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